La déstandardisation hôtelière ouvre la voie à un Revenue Management plus intelligent
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Comment le Revenue Management peut-il réduire la dépendance aux OTA ? Actions clés, segmentation, RMS et stratégie tarifaire expliquées.
Depuis l’avènement des OTA et de la révolution désormais structurelle de la e-distribution, le match Ventes Directes VS OTA anime les débats, les conférences mais surtout les Yield Meetings et les réunions commerciales. Est-ce que je vends trop sur les OTA ? Combien me coûte la vente directe ? Comment puis-je faire légalement pour récupérer en direct les clients OTA ?
Cet article se propose de répondre à certaines questions légitimes des acteurs de l’Hospitality. Notamment sur le rôle du Revenue Management dans l’une des problématiques majeures de la distribution. Aussi, il nous permettra de clarifier certaines confusions entre la e-distribution, le yield, les OTA et le CRM. Confusions que nous rencontrons régulièrement lors de nos échanges avec les hébergeurs (hôtels, campings, hostels, résidences de tourisme).
Le titre est volontairement caricatural. Nous allons tout de suite sortir de cette vision manichéenne. En effet, chaque canal, bien utilisé, peut être considéré comme profitable pour l’hôtelier, sinon il ne faut pas travailler avec. Personne n’est donc « méchant ».
Concrètement, le Revenue Management n’est que du bon sens.La question principale du Revenue Manager est vieille comme le commerce : « Y-a-t-il du monde devant ma boutique » :
Dans ce contexte, les OTAs ne sont pas les ennemis du RM. Ils apportent de la visibilité, leur commission est connue. Ils peuvent apporter des clients que notre site internet ne touche pas car ils sont traduits et visibles partout sur la planète, et nous pouvons gérer leur calendrier d’ouverture.
C’est le pragmatisme qui prévaut. Comme dans tout partenariat, il ne faut pas espérer se servir du partenaire uniquement quand on a besoin de lui. Tout en espérant une mise en avant exceptionnelle et un trafic boosté sur sa page.
De manière tactique, on l’a dit, le RM est pragmatique. Il va être au service de la profitabilité. Néanmoins, stratégiquement et dans la structuration de son offre prix-produit, un Revenue Manager possède les outils et les leviers pour tenter de donner un avantage concurrentiel à ses ventes directes :
En cas de très forte saisonnalité avec une très forte demande anticipatrice, le RM peut réserver l’ouverture des ventes aux canaux directs pendant une quinzaine de jours. Cette ouverture sera accompagnée d’actions marketing et CRM. Les hôteliers et hébergeurs des Alpes Françaises ont régulièrement recours à cette pratique notamment pour conserver en direct la clientèle d’Outre-Manche.
Heureusement, le RM n’est pas seul pour favoriser les ventes directes et c’est également l’articulation du RM, du choix des outils, des Sales et du Marketing qui va permettre de prendre les décisions profitables aux canaux directs :
Si votre maillage territorial le permet, mettez en place un système de fidélisation. Ou adhérez à des chaînes volontaires vous offrant de la visibilité et offrant à votre VD des avantages concurrentiels sur des marchés spécifiques.
Le pilotage des tarifs de manière ascendante est accepté comme étant une « bonne pratique » du Revenue Management. Cette bonne pratique permet d’avoir une montée en charge maîtrisée. Mais aussi et d’éviter les baisses de prix dans l’urgence (toujours plus fortes) ou les prix « panique » qui seront toujours à l’avantage des canaux ayant une plus grande force de frappe en Last Minute grâce à des budgets marketing bien plus conséquents. En effet, à l’approche de la date de départ, le client va utiliser les OTA comme moteur de recherche. L’OTA devient donc le lieu de rencontre du Panic buy du client avec le Panic price de l’hébergeur.
Le RMS vous permet d’appréhender la demande, graphiquement. Vous pouvez aussi prioriser grâce à un système de filtres et d’alertes natif. Ainsi, le RMS vous permettra de construire cette stratégie de Yield Ascendant. Cela vous permettra de ne pas surréagir. Et de ne pas vous concentrer uniquement sur le prix des concurrents, dont on ne connaît pas le revenue management. Le RMS, s’il est comme Revbell doté de prévisions, vous recommande également d’ouvrir ou de fermer des classes tarifaires. Et comme vous les aurez potentiellement segmentées avec la distribution, il remplira alors son rôle d’outil d’aide à la décision … Au service du direct. Il vous permettra également d’illustrer auprès des autres services, les raisons de votre optimisation. Il sera alors l’un des outils permettant une parfaite synergie entre vos services.
En conclusion, investir dans le Revenue Management a de nombreux avantages. Cela vous permettra d’installer stratégiquement et tactiquement les conditions pour favoriser les ventes directes. Notamment dans les périodes fastes comme celle que nous connaissons depuis la reprise Post-COVID.
Mots-clés : OTA, Hospitality, Revenue Management, CRM, tarifaires, RMS, PMS, ventes directes hôtel, OTA hôtellerie
Fermé
Oui, grâce à une segmentation fine, des disparités tarifaires maîtrisées et un pilotage des canaux basé sur la demande.
Fermé
Non. Il faut ouvrir ou fermer en fonction de la demande anticipée. Les OTA restent utiles quand la demande est faible.
Fermé
Pas toujours : la vente directe a aussi un coût (BE, marketing, CRM). L’enjeu est la comparaison des coûts d’acquisition.
Fermé
Le RMS analyse la demande, prévient les sur-réactions, recommande les ouvertures/fermetures tarifaires et soutient la stratégie de prix ascendants.
Fermé
Oui, tant qu'elle respecte les lois locales et la parité contractuelle. De légers écarts sont généralement acceptés.
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