Revenue Management & Billetterie
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Voir plusChoisir un RMS ne se résume pas à ses fonctionnalités : voici 5 signaux d’alerte qui permettent d’identifier les limites structurelles d’une solution.
En bref
Un RMS ne doit jamais mélanger budget et pricing, copier mécaniquement la concurrence, vous transférer la construction de ses propres règles, apprendre des corrections individuelles de ses utilisateurs, ni disparaître une fois le contrat signé. Ces cinq erreurs traduisent des limites structurelles du produit, pas des choix de paramétrage.
Le marché des RMS est arrivé à maturité. Les démonstrations sont de plus en plus séduisantes, les interfaces de plus en plus modernes et les promesses marketing de plus en plus ambitieuses.
Pourtant, lorsque nous accompagnons des groupes hôteliers dans le choix d’un RMS, nous retrouvons régulièrement les mêmes signaux d’alerte. Des éléments qui peuvent sembler séduisants en démonstration mais qui traduisent, selon nous, des limites structurelles du produit.
Voici les cinq critères qui doivent, a minima, vous pousser à vous poser de sérieuses questions avant de choisir un RMS.
C’est probablement l’erreur conceptuelle la plus importante.
Si un RMS affiche un indicateur du type « Prix nécessaire pour atteindre le budget », il mélange deux notions qui ne devraient jamais l’être : le pilotage financier et la détermination du prix.
Le budget est un objectif de gestion. Il est indispensable pour piloter une activité hôtelière mais il ne crée absolument aucune demande. Aucun client n’augmente sa propension à payer parce qu’un hôtelier a fixé, 18 mois plus tôt, un objectif de chiffre d’affaires sur une date donnée. Le prix doit être la conséquence de la demande, de la valeur perçue et du contexte de marché. Jamais d’un objectif budgétaire.
Concrètement :
Un hôtel dispose de quatre chambres restantes et souhaite réaliser 1 000 € de chiffre d’affaires. Le RMS lui indique qu’il devrait vendre à 250 €.
Il suffit alors de modifier le budget à 1 600 € pour que le même raisonnement conduise à recommander… 400 €.
Chez Revbell, nous avons volontairement choisi de ne jamais afficher cet indicateur. Parce qu’il encourage de mauvaises pratiques plutôt qu’il n’aide à prendre de meilleures décisions.
Le budget reste une boussole. Il ne doit jamais devenir un moteur de pricing.
« Positionnez-vous automatiquement à -1 € de votre concurrent. »
Cette fonctionnalité est encore largement mise en avant par certains éditeurs.
Pourtant, si elle constitue l’un des arguments commerciaux principaux du produit, c’est souvent le signe que le moteur analytique ne sait pas produire une recommandation indépendante.
Suivre mécaniquement ses concurrents n’a jamais constitué une stratégie de Revenue Management.
Il doit être capable d’identifier les moments où il faut être moins cher que la concurrence… mais également ceux où il faut être significativement plus cher.
L’objectif n’est pas de suivre le marché. C’est d’optimiser sa propre valeur.
À l’extrême, si votre seule stratégie consiste à rester systématiquement 1 € moins cher que vos concurrents, un stagiaire de troisième, sans aucune expertise RM, muni d’un comparateur tarifaire et de cinq minutes chaque matin, pourrait probablement obtenir un résultat similaire.
Ce n’est pas ce que l’on attend d’un logiciel d’intelligence artificielle.
C’est souvent présenté comme un avantage.
« Vous pouvez créer autant de règles que vous le souhaitez. »
Nous y voyons plutôt un signal d’alerte, bien sûr, quelques règles métier restent utiles pour traduire certaines contraintes opérationnelles. Mais lorsqu’un RMS met essentiellement en avant son moteur de règles et de workflows, il vous transfère une partie de son travail.
Ceux qui ont connu les grands fichiers Excel des années 2000 savent exactement comment cela se termine :
Quelques années plus tard, plus personne ne comprend réellement pourquoi le système produit telle ou telle recommandation. Un RMS n’est pas censé être un constructeur de macros évolué. Il est censé résoudre des problèmes complexes grâce à son intelligence analytique.
Au fond, la question est simple :
Si c’est moi qui construis les règles qui créent la valeur, est-ce que ce n’est pas finalement à moi de facturer le RMS ?
C’est une question qui revient très souvent lors des appels d’offres.
« Votre IA apprend-elle de nos validations ou de nos corrections ? »
Notre réponse est toujours la même : Certainement pas. Pourquoi ?
Parce que l’objectif d’un RMS n’est pas de reproduire les décisions humaines. Son objectif est de les dépasser.
Si chaque modification effectuée par un Revenue Manager venait modifier l’algorithme de recommandation, le système finirait progressivement par intégrer des biais, des habitudes et parfois… des erreurs.
Souhaite-t-on réellement que le collaborateur le moins expérimenté de l’équipe influence durablement l’intelligence du moteur ?
Évidemment que non.
En revanche, certaines formes d’apprentissage sont parfaitement légitimes.
Mais les recommandations tarifaires ne doivent jamais apprendre des corrections individuelles des utilisateurs.
Sinon, le RMS cesse progressivement d’être un système d’aide à la décision.
Il devient simplement le reflet de vos habitudes.
Le meilleur algorithme du monde ne créera pas de valeur s’il est mal implémenté.
Le choix d’un RMS ne se limite donc jamais au logiciel.
Il faut également évaluer la qualité des équipes qui vous accompagneront pendant plusieurs années. Et poser des questions très concrètes.
Ces questions sont parfois plus importantes que certaines fonctionnalités mises en avant pendant une démonstration.
Dans l’hospitality, un RMS n’est jamais un simple logiciel. C’est un partenaire de performance.
Et comme tout partenaire, la qualité de la relation humaine compte autant que la qualité de la technologie.
Au contraire, un bon RMS sait analyser la demande, comprendre votre marché, produire des recommandations robustes et vous accompagner durablement dans leur mise en œuvre. C’est le meilleur test à appliquer avant de signer.
Fermé
Posez cinq questions simples : le RMS utilise-t-il le budget pour recommander un prix ? Propose-t-il l'alignement automatique sur la concurrence comme argument principal ? Son moteur de règles est-il sa valeur ajoutée centrale ? Ses recommandations apprennent-elles des corrections individuelles ? Quelle est la qualité de son Account Management ? Un "oui" à l'une des quatre premières questions doit vous alerter.
Fermé
Non, pour les recommandations tarifaires. Si chaque correction humaine modifie l'algorithme, le système finit par intégrer les biais, les habitudes et les erreurs de l'équipe. En revanche, les modèles de prévision (forecast) peuvent et doivent s'ajuster aux comportements observés, c'est un apprentissage légitime.
Fermé
Parce qu'un RMS doit être capable de produire une recommandation indépendante, fondée sur la demande réelle. Suivre mécaniquement la concurrence, c'est renoncer à optimiser sa propre valeur. Un stagiaire muni d'un comparateur tarifaire et de cinq minutes chaque matin pourrait obtenir le même résultat.
Fermé
Le budget est un objectif de gestion interne. Aucun client n'augmente sa propension à payer parce qu'un hôtelier a fixé un objectif de chiffre d'affaires. Le prix doit être la conséquence de la demande, de la valeur perçue et du contexte de marché, jamais d'un objectif budgétaire. Un RMS qui mélange les deux est structurellement défaillant.
Fermé
Non. Un moteur de règles complexe, c'est un RMS qui vous transfère une partie de son travail. Ceux qui ont connu les grands fichiers Excel des années 2000 savent comment cela se termine : une règle, puis une exception, puis une exception à l'exception. L'intelligence analytique doit venir du moteur, pas de vos propres macros.
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